On dépouille dans le noir à  Douala

Les lampes tempêtes prévues pour l’opération ne disposaient pas de pétrole.


Les bureaux de vote ont fermé à  18 heures dans la ville de Douala ce 9 octobre 2011. A cet instant, le vote cédait place au dépouillement. A cette heure, le lycée Joss, un centre de vote de l’arrondissement de Douala 1er, est plongé dans le noir. Se frayer un chemin dans les marres d’eau laissée par la pluie quelques heures plus tà´t, n’est pas chose aisé. Les salles de classe sont à  peine visibles à  100 mètres. Ce sont les lumières des téléphones portables qui permettent de faire les décomptes.

Les « dépouilleurs » présents dans la salle A profitent un peu de l’éclairage produit par la camera d’un cadreur d’une chaine de télévision. « ékiée monsieur pourquoi vous arrêtez ? », s’exclame un membre de la commission dans la salle. Au Cadreur de s’excuser et de partir « je dois aller ailleurs et c’est mon outil de travail », rétorque ce dernier.

Pourtant sur les tables, des lampes tempêtes prévues en cas de coupure d’électricité sont disponibles. « Quand on est arrivé le matin les responsables d’Elecam nous ont rassuré que le dépouillement allait bien se passer. A 18 heures on nous fait comprendre que les lampes n’ont pas de pétrole », confie un observateur. Jusqu’à  20 heures, aucune trace d’électricité. Quelques salles de classe illuminées soit par des lampes torches, soit par des briquets torches ou même par des phares de voitures pour les Vip. Ce scénario s’observait dans plusieurs centres de vote de la ville de Douala.

Armelle Nina Sitchoma

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