Les médicaments inefficaces face aux microbes au Cameroun.

Des experts venus de 10 pays sont en atelier du 13 au 16 Juin 2017 à Douala au Cameroun pour élaborer des plans d’action en vue d’assurer le plus longtemps possible, la capacité ininterrompue de traiter et de prévenir les maladies infectieuses au moyen de médicaments sûrs et efficaces.Ce 14 juin se célèbre comme chaque année, la journée mondiale du donneur de sang avec comme thème le don de sang dans les situations d’urgence. Si le don du sang aide à sauver des vies, la prise de médicament l’est encore plus, précisément la prise d’antimicrobiens autrefois appelés antibiotiques. Seulement, selon Jean Baptiste Roungou : « les antimicrobiens connaissent une résistance face aux microbes et parasites ». Cette résistance entraine une diminution de l’efficacité des médicaments antibactériens, antiparasitiques, antiviraux et antifongiques, ce qui rend le traitement plus difficile, plus couteux, voire impossible. D’où l’urgence d’agir.

Selon santé médecine, le terme antimicrobien fait référence à un ensemble de composés qui a la capacité d’éliminer ou de réduire la prolifération de microbes qui peuvent êtres des bactéries, des virus, des mycètes ou des parasites. De plus en plus, le processus d’élimination et de blocage des antimicrobiens n’est plus efficace. D’après le manuel destiné à l’élaboration de plans d’action nationaux de la résistance au antimicrobiens, au cours des dernières décennies, le phénomène a représenté une menace grandissante pour l’efficacité du traitement d’infections causées par des bactéries, des parasites, des virus ou des champignons. C’est pour pallier ce manquement que les experts en santé publique sont regroupés depuis le 13 Juin 2017 à Douala, dans le cadre de l’atelier de formation des points focaux nationaux sur l’élaboration des plans d’actions contre la résistance aux antimicrobiens.

Tous les antimicrobiens disponibles sur le marché pharmaceutique sont concernés par cette vulnérabilité face aux microbes. « Dès qu’on découvre des antibiotiques qui commencent à bien agir, le microbe lui aussi se développe et il résiste. Il y a des formes de tuberculose qui sont aujourd’hui très résistantes à des antibiotiques utilisés contre la tuberculose. Et ce sont les malades qui sont en très grand danger», s’alarme Jean Baptiste Roungou, représentant OMS Cameroun.

Son impact est particulièrement sensible chez les patients vulnérables et peut prolonger la maladie et accroître la mortalité. Le problème se situe à l’échelle mondiale et son incidence sur la santé humaine et animale et son coût pour les secteurs concernés sont encore largement inconnus. « L’information avait diminué. Ceci est une opportunité que l’organisation mondiale de la Santé nous donne pour pouvoir renforcer la communication dans la lutte antimicrobienne», explique Dr. Florence Zeh Kakanou, représentante du Ministère de la Santé.

Durant 4 jours, les experts venus de la RCA, du Tchad, de la Guinée Equatoriale, des deux Congo, de l’Angola, de Sao Tomé et Principe, de Madagascar et des Comores vont élaborer des plans d’actions communs pour une lutte efficace contre la résistance aux antimicrobiens. Dans le cadre de la poursuite de la riposte à ce grave problème de santé publique, un projet de plan d’action mondial contre la résistance aux antimicrobiens a été élaboré et vise 5 objectifs à savoir mieux faire comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens grâce à une communication, une éducation et une formation efficace ; renforcer les connaissances et les bases factuelles par la surveillance et la recherche ; réduire l’incidence des infections par des mesures efficaces d’assainissement, d’hygiène et de prévention des infections ; optimiser l’usage des médicaments antimicrobiens en santé humaine et animale et dégager les arguments économique en faveur d’investissements durables qui tiennent compte des besoins de tous les pays et accroitre les investissements dans la mise au point de nouveaux médicaments, outils diagnostiques, vaccins et autres interventions.

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