Une soirée de réflexion sur cette thématique s’est tenue le 22 mai 2026 au Groupement des Entreprises du Cameroun, sous le parrainage du Ministère des Affaires Sociales.
Féminicides, infanticides, suicides, atteintes aux mœurs, abus et exploitation des mineurs, conflits familiaux ou conjugaux dramatiques… Plus aucun jour ne passe sans que l’on enregistre un de ces drames au Cameroun. Face à cette montée inquiétante des dérives sociales, le Ministère des Affaires Sociales prone la Communication Non Violente (CNV).
C’est dans cette optique que Pauline Irène Nguene, la ministre, a présidé le 22 mai 2026, au Gecam, un séminaire sur la communication bienveillante. Organisée en partenariat avec la Fondation Internationale du Lions Club, cette soirée a rassemblé experts, décideurs et praticiens pour réfléchir aux stratégies de prévention et de lutte contre la violence sous toutes ses formes notamment physique, psychologique et verbale.



« La montée en puissance de ces dérives sociales qui tirent leurs sources dans le déclin des valeurs morales, l’irresponsabilité des parents, la faiblesse de l’encadrement social, la déstructuration des familles, la banalisation des actes criminels, la consommation de la drogue et des stupéfiants, la dépravation des mœurs, constitue un véritable danger pour le bien-être et l’équilibre social dans notre pays », a déploré Pauline Irene Nguene, Ministre des Affaires Sociales, dans son propos d’ouverture.
Au cours de ce séminaire, la Ministre des Affaires Sociales a rappelé que l’usage abusif des réseaux sociaux, la déstructuration des familles et le déclin des valeurs morales alimentent une spirale dangereuse pour l’équilibre sociétal. Face à cette côte d’alerte, elle appelle à une mobilisation communautaire et à l’adoption de pratiques communicationnelles bienveillantes.
La Communication non violente, développée par le psychologue Marshall Rosenberg, appert comme une compétence fondamentale pour transformer la qualité des relations humaines. Celle-ci encourage l’écoute empathique, l’expression authentique des besoins et la résolution pacifique des différends, dans les sphères familiale, institutionnelle et entrepreneuriale.
Au cours du séminaire, les participants ont été sensibilisés et outillés à travers divers modules thématiques, afin d’intégrer la communication bienveillante dans leurs pratiques quotidiennes. L’objectif recherché, contribuer à un retour à un environnement sociétal apaisé. Car, la paix sociale ne peut se construire sans une communication respectueuse et inclusive.
La paix dans nos familles, nos communautés et nos entreprises passe par le dialogue, le respect de la dignité et des droits humains, ainsi que la lutte contre les discriminations. Promouvoir une société inclusive implique l’engagement de chaque acteur, chacun dans sa sphère de compétence ou son environnement de vie« , a recommandé la Minas.