La Compagnie des palmeurs de combat, corps d’élite de la Marine nationale, se déploie aussi bien sur terre qu’en mer.


L’examen du Common Entrance s’est déroulé dans le calme et sans heurt à l’école publique de Bakingili, dans la région du Sud-Ouest. Les 87 élèves inscrits dans ce sous centre écrit ont affronté les épreuves en toute sérénité. C’est que, les militaires de la Compagnie des palmeurs de combat (Copalco) basée à Isongo, veillaient au grain. Dès les premières heures de la journée, des éléments de cette unité d’élite de la Marine nationale ont pris position dans les broussailles environnantes. D’autres militaires de la Copalco, en appui aux forces de première et deuxième catégorie que sont la police et la gendarmerie, se sont déployés au sein de l’établissement scolaire, filtrant les entrées.
Dans nos activités au quotidien, nous assurons la sécurisation des examens officiels tels que le Common Entrance, et ça tombe dans ce qu’on appelle les actions civilo-militaires. En plus de cela, nous avons deux grandes missions. D’abord, les missions de défense ferme du territoire national. Il s’agit ici de surveiller et deprotéger le territoire national notamment dans les espaces maritimes, fluviaux et lacustres. Tout ce qui est côte, lacs, fleuves, nous avons l’obligation d’être présents.
Du côté des missions de l’action de l’État en mer, nous avons la police générale qui s’occupe de combattre la piraterie maritime, qui est notre plus gros challenge dans cette zone tout comme la fraude douanière et l’immigration clandestine.
sécurité et actions sociales
Loin des opérations en mer et autres raids terrestres, la Copalco s’engage régulièrement dans des missions de sécurisation des examens et des écoles et lycées à Bakingili, à Batoke et à Idenau. Cette formation militaire bien connue dans la région du Sud-ouest a su tisser un lien de familiarité avec les populations riveraines. L’unité d’élite participe au quotidien au développement de la zone. Les témoignages des habitants parlent d’une implication dans la vie de tous les jours et des facilités sur le plan de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau potable, le transport, la sécurité. Les femmes et les enfants constituent alors une priorité de premier ordre. Une collaboration Armée-Nation qui rassure les riverains de Bakingili.
« Nous vivons en bon termes ici avec Copalco. Souvent nous n’avons pas d’eau. Nous allons nous ravitailler à Copalco. Nous n’avons aucun problème avec eux. Même le 08 mars, nous allons là-bas travailler et ils nous donnent un peu d’argent. Lorsque nous sommes malades, nous allons à l’infirmerie de la Copalco où nous recevons les premiers soins. Les militaires de Copalco viennent souvent ici nous faire la recette en achetant nos marchandises », témoigne Marie Tembe, riveraine.
le recyclage en permanence
Sur le plan de la défense, la Copalco est sans aucun doute l’une des structures militaires les plus cotées qui opère en toute discrétion. Le niveau de formation de cette unité d’élite de la Marine nationale force le respect. Les cinq différentes escouades qui la composent suivent régulièrement des cours de recyclage avant et au retour de chaque mission, sur des thématiques variées.
Ce dimanche 17 mai 2026, la leçon dispensée en salle s’intitulée « Armement- M 21 S ». Les apprenants du jour sont des militaires de l’escouade de reconnaissance. Rendus à la veille d’une mission, ils s’édifient à nouveau sur la balistique. Il est question ici d’en apprendre davantage sur l’arme; de connaitre les parties d’une minution, son comportement, sa portée et son impact sur le corps. A côté de la théorie, la pratique vient reconsolider les acquis. Sur le champs de tirs aménagé au poste de commandement de la Copalco à Isongo, les militaires, armes aux poings, se déploient dans un mouvement d’ensemble cordonné. Ils simulent une intervention dans un espace clos pour se préparer aux missions dans des navires. Pour cet entrainement, ils tirent à balle réelle.
Il est important de se recycler à travers des mises en condition opérationnelles avant et après chaque déploiement même après la formation, d’oú notre pôle d’instruction. Renseigne le Lieutenant de Vaisseau Landry Tamba.
Synergie d’actions…
Avec le 21e et le 22ème Bataillon des fusiliers marins de Ekondo Titi et de Mudemba, la Compagnie des palmeurs de combat (Copalco) fait partie de ces trois formations établies dans la région du Sud-Ouest qui appartiennent à la Force de fusiliers marins et palmeurs de combat (Forfumapco), une des forces de la Marine nationale qui opère aux côtés des forces de surface.
La Copalco comprend cinq escouades. L’escouade de commandement et de soutien, l’escouade de reconnaissance, l’escouade de démolition, l’escouade des palmeurs plongeurs et l’escouade de l’action de l’Etat en mer. Si la Compagnie a une compétence nationale, à Isongo, sa zone d’action est bien délimitée. Les militaires doivent sécuriser une façade terrestre qui va de Batoke dans Limbe 2, jusqu’à Betika, non loin du 21ème Bataillon de fusiliers marins. La façade maritime à sécuriser s’étend quant à elle sur un front d’environ 25 nautiques et une profondeur de 5 nautiques.



Le bilan de la Copalco est satisfaisant. Pas de cas réel de piraterie maritime enregistrée en 2025. Des cas de sauvetage en mer et plusieurs saisies enregistrées.
on a pu sauver une quinzaine de navires qui avaient chaviré et repêcher des corps. Nous avons capturé une centaine d’immigrants clandestins et saisis des milliers de litres de carburants frelatés qui ont été remis à la disposition des autorités compétentes. Se rememore le Commandant de la Compagnie des palmeurs de combat.