Désigné le 13 juin 2026 lors de la réunion du comité de direction du parti, la nouvelle direction entend relancer l’action du parti et renforcer son imploantation sur l’ensemble du territoire national.
Huit mois après le décès d’Anicet Ekane, ce parti politique de l’opposition camerounaise procède au renouvellement de son instance dirigeante. Il revient désormais à Valentin Dongmo Fils de conduire le nouveau bureau politique du parti. Le nouveau président hérite du poste à l’issue de la réunion du comité de direction tenue le 13 juin 2026 à Douala, au siège du parti situé à Bonadibong.
Il prend ainsi les rênes du bureau politique et devient le sixième président du Manidem depuis sa création il y a 30 ans. La conférence de présentation de la nouvelle direction du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) à la presse s’est tenue ce jeudi 30 juillet 2026.
Ancien militant de l’Union des populations du Cameroun (Upc) dès 1991, Valentin Dongmo Fils est membre du Manidem depuis la création du parti en 1995. Ses camerades le présentent comme un homme issu des classes populaires. Selon eux, il représente une majorité des compatriotes pour avoir grandi dans les milieux prolétaires.
La relance du parti
Le nouvel exécutif comprend également deux militants qui se démarquent. Mbappé Toto et Evariste Diabe désignés respectivement 1ᵉʳ et 2ᵉ vice-présidents du parti. Plusieurs responsables conservent leur fonction, tandis que d’autres membres du secrétariat ont également été nommés lors de la réunion du 13 juin.
Selon Bedimo Kouo, secrétaire en charge de la communication, cette nouvelle équipe intervient « après une longue période de tumultes qui a saigné notre parti ». Elle aura notamment pour mission, d’alimenter davantage la flamme upéciste et de renforcer son implantation sur l’ensemble du territoire national.
« Nous allons simplement valoriser la reconnaissance exprimée par l’immense majorité de nos compatriotes », déclare Bedimo Kouo. Pour atteindre cet objectif, le parti entend poursuivre la lutte à travers des déclarations publiques, sa participation aux échéances électorales, des campagnes d’éducation populaire, ainsi que des manifestations de protestation.
Parmi les premières revendications de la nouvelle direction figurent la demande de libération sans condition des prisonniers de la crise électorale de 2025 et celles des autres, l’arrêt des poursuites contre des milliers de compatriotes, dont Florence Titcho, ainsi que le retour des exilés.