Le ministre de la Santé publique a effectué une visite de travail à l’aéroport international de Douala ce 26 octobre 2026 à l’effet d’évaluer le dispositif de prévention contre le virus Ebola.
Après le Covid-19, le Cameroun renforce à nouveau la vigilance de son système de surveillance épidémiologique aux frontières. C’est que le pays est en alerte depuis plusieurs mois déjà, à la suite de la détection de quelques cas de maladie à virus Ebola dans les pays voisins, notamment le Nigéria. « Tout cet environnement nous a amenés à accélérer notre préparation pour une éventuelle importation de la maladie à virus Ebola dans notre pays. Cette préparation n’a pas commencé à partir du 20. Depuis le mois de mai 2026, lorsqu’on a déclaré cette épidémie, qui était de portée internationale, nous avons commencé à faire une série de réunions pour préparer notre pays », souligne le ministre de la Santé publique.
Face à la menace épidémique, le Manaouda Malachie a effectué ce lundi 26 octobre 2026 une visite de travail au sein de l’aéroport international de Douala. Les objectifs de cette descente sont clairs. empêcher une quelconque introduction de ce virus dans notre pays, ensuite, garantir que les capacités de notre système national puissent rapidement détecter, isoler et prendre en charge tout cas et enfin, mobiliser l’ensemble des acteurs concernés autour de la réponse pour une meilleure efficacité.
« L’idéal serait que si on a un cas, ce que nous ne souhaitons pas, que nous puissions faire comme en Ouganda où on contient le cas et qu’on n’ait plus d’autres cas en dehors de ce cas importé », argumente le ministre de la Santé.
Lors de la visite, le ministre et sa délégation ont refait le parcours du passager. Au départ, puis, au point d’arrivée. Le dispositif de contrôle des passagers est passé en revue. Il prévoit notamment la prise de température à la sortie des avions à l’aide de thermomètres infrarouges, ainsi que l’utilisation des caméras thermiques capables de repérer les voyageurs présentant une température élevée.
Miser sur l’anticipation
Le ministre a insisté sur la nécessité de concilier efficacité et fluidité du trafic aéroportuaire. Les contrôles doivent permettre d’identifier rapidement les cas suspects sans créer d’attroupements ni perturber le parcours des voyageurs. « Notre démarche ne doit nullement être une démarche de stigmatisation, parce que nous devons davantage sensibiliser », a-t-il révélé.
Le pays est encore à l’étape de la préparation mais se projette aussi dans la riposte. Cette prévention contre Ebola repose sur la capacité à retrouver rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus. À cet effet, la collaboration des compagnies aériennes pour faciliter le partage des manifestes de vols et la traçabilité des passagers est primordiale. Un questionnaire préalable au voyage, accessible par code QR, est évoqué afin de simplifier la collecte des informations sanitaires. La multiplication des points de désinfection avec des gels hydroalcooliques envisagée à plusieurs endroits de l’aéroport.
Avant cette étape, les mesures d’hygiène restent de mise. Quelques affiches disposées le long de l’aéroport renseignent sur les gestes de prévention à adopter. Se laver les mains régulièrement à l’eau coulante et du savon, éviter tout contact avec les personnes présentant fièvre, saignement, diarrhée, vomissements. Les règles prescrivent également d’éviter la manipulation et la consommation de viandes de brousse et d’animaux morts. En cas de fièvre 21 jours après séjour dans un pays affecté, contacter le 1510.


